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1. 10ème Assemblée Générale de
la Coordination Européenne
2. Projet de monitoring,
sensibilisation et interventions contre le non respect des
droits fondamentaux, les abus et les discriminations
administratives et légales subis par les familles migrantes
dans 6 pays de l'Union Européenne (Allemagne, Belgique,
Espagne, France, Italie et Portugal).
3. Réaction au Livre Vert de
la Commission Européenne sur l'immigration "économique"
4. 10ème anniversaire de la Coordination: nous sommes en
train de préparer un petit dossier qui va tracer le chemin
parcouru par la Coordination au cours de ces dix ans de
travail, et aussi le chemin qui reste à parcourir!
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1. 10ème Assemblée
Générale
Frankfurt a.M.
Siège du Paritätischer Wohlfahrtsverband
(Heinrich-Hoffmann-Straße, 3)
27-28 Mai 2005
La Coordination Européenne pour le Droit des Étrangers à Vivre
en Famille tiendra son Assemblée Générale de cette année au
siège du Paritätischer Wohlfahrtsverband à Frankfurt a.Main.
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Programme prévissionnel
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Vendredi 27 Mai: dans la matinée, arrivée des
délégué(e)s et invité(e)s..
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12:00
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repas de midi
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L'après-midi de ce vendredi 27 Mai sera dédié à l'échange
sur les bonne pratiques d'intégration des immigrés, à la
lumière des législations des pays représentés à la réunion.
Cet échange sera ainsi articulé :
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14:00
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visite au " service aux affaires multiculturelles " auprès
de la municipalité de Frankfurt ; La directrice, Helga
Nagel, va nous accueillir et parler de la politique
d'intégration municipale telle qu'elle est pratiquée à
Francfort ; Veronika Kabis du Bureau de la Coordination,
nous présentera aussi son expérience à Saarbrücken.
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16:30
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au lieu de la réunion, tour de table sur les expériences
d'intégration dans les pays européens représentés ;
participant(e)s : Wolfgang Barth (de l'AWO) ; Cornelia
Spohn (de l'IAF), représentant(e)s des Coordinations
nationales et autres.
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18:30
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fin des travaux ; repas du soir.
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Samedi 28 Mai: Assemblée Générale
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09:00
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début des travaux : présentation des délégué(e)s
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Les 10 ans de la Coordination
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Présentation des différents rapports :
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Rapport politique:
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discussion et vote
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Rapport d'activité 2003-2004
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discussion et vote
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10:30
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Pause café
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11:00
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Les premiers résultats du Projet : Monitoring des
situations et des cas d'abus envers le droit des étrangers
à vivre en Famille.
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Perspectives d'activités 2005-2006
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discussion et vote
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L'avenir de la Coordination
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discussion et vote
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12:00
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repas de midi
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14:00
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riprese des travaux
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Rapport financier 2003-2004
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discussion et vote
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Budget prévisionnel 2005
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discussion et vote
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16:00
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Pause café
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16:30
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Renouvellement du CA et du Bureau exécutif
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18:00
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Fin des travaux
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Notes pratiques: Les participant(e)s devront pourvoir
aux dépenses de transport et d'hébergement ; la Coordination
allemande et la Coordination européenne offriront les repas et
payeront les dépenses de traduction simultanée (Français –
Allemand).
IMPORTANT: Il y a possibilité de loger dans les locaux
où se tiendra la réunion : le prix est de 48,50 Euros, y
compris le petit déjeuner. Puisque les places sont limitées,
prière de réserver votre chambre au plus vite, en écrivant au
Secrétaire.
Nous rappelons que seules les associations en règle avec leur
cotisation 2004 pourront voter à l'AG ; les autres
associations membres participeront aux travaux mais ne
pourront pas voter.
Celles et ceux qui pensent pouvoir participer aux travaux de
l' après-midi du 27 Mai et du 28 Mai sont prié(e)s de le
signaler au secrétariat.
D'autres détails suivront.
Merci.
Riccardo Zoggia, secrétaire
coordeurop.secretariat@coordeurop.org
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2. Projet de
monitoring,sensibilisation et
interventions contre le non respect des droits
fondamentaux, les abus et les discriminations administratives
et légales subis par les familles migrantes dans 6 pays de
l'Union Européenne (Allemagne, Belgique, Espagne, France,
Italie et Portugal).
Contexte et historique du projet
:
L'ensemble du monde associatif représenté dans la
Coordination (associations des migrants, mouvement familial,
organisations de défense des droits humains) est vivement
préoccupé par la dérive qui est en acte au sein du Conseil de
l'Union où le non respect des droits fondamentaux, les abus et
les discriminations administratives et légales subis par
les familles migrantes sont de fait légitimées par les
directives communautaires. La saisine de la Directive sur le
regroupement familial de la part du Parlement Européenne
auprès de la Court de Justice des Communautés Européennes
en est un exemple éclatant.
D'autre part nous devons constater que les abus envers les
membres des familles migrantes sont à l'ordre du jour dans
tous les pays de l'Union Européenne, légalisés par les normes
nationales ou par leur interprétation administrative.
Malgré cela, les mesures prévues par l'UE pour lutter contre
la discrimination n'incluent pas les discriminations venant de
la différence de nationalité ou de citoyenneté.
Le projet veut donc sensibiliser, conscientiser et intervenir
contre cette grave anomalie.
Ce projet voudrait rendre opérationnel un réseau de points
d'observation d'abord dans les 6 pays concernés et utiliser
les matériaux recueillis par les différentes permanences
juridiques en fonction de sensibilisation et de combat
politique et juridique.
Objectifs :
- Global : Nous espérons pouvoir
attirer l'attention (à tous les niveaux) des institutions, de
la société civile et des individus sur les disfonctionnements
et les abus provoqués par les lois en vigueur, et d'utiliser
les dispositifs disponibles pour la défense (au niveau
national et international) des ressortissants des pays tiers
face aux discriminations dont ils sont victimes.
- Spécifiques :
1. Pour les décideurs et pour l'opinion publique : une
connaissance plus concrète des coûts sociaux et humains des
politiques en vigueur sur immigration et asile.
2. Pour les membres des familles migrantes : la
promotion d'une législation positive les concernant.
Résultats attendus:
1. Donner l'occasion au décideurs des 6 pays concernés et aux
instances européennes de se confronter sur les politiques en
vigueur, à partir des conséquences sur la vie des personnes
concrètes.
2. Trouver un recours juridique pour les cas de figure plus
fréquents de violation du droit de vivre en famille des
migrants.
Le 5 Mars 2005 s'est tenue à Paris une réunion de 6 référents
nationaux, en provenance de l'Allemagne, la Belgique,
l'Espagne, la France et le Portugal ; l'Italie était
absente justifiée. De plus, a participé une sociologue,
assurant l'accompagnement sociologique.
Le travail qui se fait d'ici l'Assemblée Générale de la
Coordination consiste essentiellement en ceci :
a. Donner un aperçu de la législation en matière de droit de
vivre en famille pour chacun des six pays.
b. Recueillir des statistiques et des rapports disponibles
dans chaque pays en relation avec le sujet.
c. Démontrer la distorsion constatée par les associations
entre les droits> accordés par la loi et la pratique
administrative : ceci se fait, selon les pays, ou bien par le
biais de données recueillies par des points d'observation ou
par une enquête qui est faite auprès d'un certain nombre
d'associations travaillant dans ce domaine.
Dans chaque pays le/a référent(e) relève les cas d'abus
selon le modèle suivant :
1. longueur de la procédure de regroupement familial
2. conditions à remplir / modalités d'appréciation des
conditions
3. tracasseries administratives
4. entraves à la vie privée / suspicion
5. accès aux droits sociaux
6. atteinte au droit de vivre en famille par éloignement
d'un membre de famille.
d. Préparer l'analyse comparative : A partir des textes
et informations fournis par les référent(e)s, la sociologue
va préparer une première évaluation ayant pour objectif de
faire avancer l'analyse. Après avoir mis en parallèle les
législations et pratiques nationales, elle va formuler des
questions précises pour chaque pays qui vaudront la peine
d'être approfondies. Les résultats provisoires seront
présentés lors de l'Assemblée Générale à Frankfurt.
Les entités qui veulent se joindre à nos activités
d'observation, de lecture de la réalité, de dénonciation et de
sensibilisation seront les bienvenues. Pour ce faire elles
pourront contacter le Secrétariat de la
Coordination :
coordeurop.secretariat@coordeurop.org
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3. Réaction au Livre Vert
de la Commission Européenne sur l'immigration
"économique".
Bruxelles, le 15.04.05
A propos du Livre vert sur une approche
communautaire de la gestion de migrations
économiques
La Coordination européenne pour le droit des étrangers à vivre
en famille a pris connaissance du Livre vert sur une approche
communautaire de la gestion de migrations économiques. La
Coordination n'entend pas préconiser des mesures qui
constitueraient les bases d'une législation communautaire
exclusivement utilitariste en matière d'immigration économique
et elle souhaite relayer ses inquiétudes et ses réserves quant
aux objectifs qui sous-tendent cette initiative; inquiétudes
confirmées par les initiatives prises au sein des états
membres dans ce domaine.
Ce livre vert poursuit l'objectif de " cerner les
principaux enjeux et à rechercher les options possibles pour
la mise en place d'un cadre législatif communautaire en
matière de migration économique. " La commission part du
constat que le déclin démographique et le vieillissement de la
population ont eu des répercussions sur l'économie. Un des
moyens d'y pallier serait de permettre des flux d'immigration
plus soutenus pour " couvrir les besoins du marché
européen du travail et pour assurer la prospérité de
l'Europe. " L'octroi de droits garantis aux travailleurs
migrants favoriserait en outre leur intégration.
Dès l'introduction du texte, la conception utilitariste de
l'immigration est clairement affirmée.
Le but n'est pas d'améliorer la situation des travailleurs
migrants et encore moins la situation économique de leur pays
d'origine mais d'améliorer la situation économique et
démographique des états membres.
Une des mesures préconisée est l'instauration de quotas, les
états gardant une marge d'appréciation pour déterminer
les " volumes d'admission de demandeurs
d'emploi ", tout en s'engageant à informer la Commission
de l'évaluation de ces politiques, dans le but d'uniformiser
les critères, les définitions et les procédures en la
matière.
Plusieurs états membres de l'Union européenne appliquent une
politique de quotas, officiellement ou pas. C'est notamment le
cas en Italie et en Allemagne. Dans ce dernier état, c'est
l'installation d'étrangers " hautement qualifiés " qui
est favorisée. Depuis le 1er janvier 2005,
l'Allemagne a laissé tomber le système dit de " green
card ". Tous les étrangers peuvent donc émigrer en
Allemagne, sans distinction de secteur d'activité, mais ils
doivent être hautement qualifiés et prétendre à un salaire
relativement élevé [1].
Dans d'autres états, dont en France et en Belgique, le débat
sur l'instauration de quotas d'immigration de travail est
amorcé, avec plus d'acuité en France où le Ministre de
l'intérieur s'engageait, au mois de janvier dernier, à
remettre un rapport pour la fin du mois de février sur la
question de la mise en place de quotas d'immigrants, alors que
le chef de l'état se déclarait hostile à la politique de
quotas. Il ressort de l'état d'avancement des débats sur ce
sujet que la détermination des besoins en travailleurs
étrangers seraient déterminés par filières professionnelles
[2] et que ce rapport contiendra en outre
des propositions dans d'autres domaines dont celui de la lutte
contre l'immigration clandestine.
Les débats nationaux sur la question de l'immigration aux
fins d'emploi confirment donc la " conception
utilitariste du migrant ", chaque état souhaitant
chercher les immigrés qui l'intéressent en fonction de ses
besoins économiques et/ou démographiques.
L'expérience de la pratique des quotas aux Etats-Unis mérite
d'être examinée. Cette politique de quotas compte des revers,
dont celui d'entraver le respect du droit de vivre en famille.
" Un immigré qui n'a pas encore reçu la nationalité
américaine doit par exemple attendre aujourd'hui près de cinq
ans avant de voir sa famille directe le rejoindre. Beaucoup
n'ont pas la patience
[3]" et font venir des
membres de leur famille qui résident irrégulièrement dans
l'attente d'un visa.
En outre, dans la plupart des états membres de l'Union
européenne, des immigrés travaillent illégalement. Ce travail
illégal est particulièrement recherché par certains segments
de secteurs économiques dont celui de l'agriculture, du
bâtiment et du nettoyage, " et contribue à la formation
de nouveaux esclaves européens qui sont à la marge de l'Etat
de droit et à la marge de l'Etat social.
[4] ".
Cette situation risque de - voire tend à - servir de modèle
pour la mise en place d'un infra-droit légal par ceux qui
estiment que les règles relatives à l'accès à l'emploi des
travailleurs étrangers sont trop rigides
[5].
A titre d'exemple, la France a autorisé, par le biais d'un
Arrêté adopté en 1984, la conclusion de contrats saisonniers
d'une durée de six mois sur douze pour trois secteurs
agricoles. Le nombre de contrats saisonniers, qui devaient
rester exceptionnels, n'a cessé de croître, tant ils
intéressent les employeurs. En effet, la situation précaire de
ces travailleurs conduit à la " docilité " car ils
sont menacés du non-renouvellement du contrat s'ils osent se
plaindre. [6]
Relevons que les secteurs que nous avons cités plus haut
(agriculture,..) sont notamment ceux repris à titre d'exemple
dans le Livre vert comme ceux que ce projet de législation
pourrait viser.
Dans ce contexte, il est à craindre que le contenu des règles
communes aux états membres de l'Union européenne, dont celles
relatives à l'instauration de quotas, risque de renforcer la
discrimination et la précarisation des travailleurs
étrangers.
Enfin, la situation économique catastrophique de pays tiers
incite leurs habitants à émigrer clandestinement vers des
états plus prospères, indépendamment des critères qui seraient
fixés pour accéder légalement sur le territoire de l'Union
européenne.
Nous reconnaissons qu'il existe une forte pression migratoire
de travail vers les pays de l'Union, mais en même temps nous
rappelons comme l'histoire ancienne et récente des migrations
économiques montre sans aucune exception que les migrations de
travail, qui à l'origine obéissent à un projet migratoire de
courte durée, dans le but d'améliorer la situation économique
aux pays d'origine, se transforment progressivement pour la
quasi totalité des cas en situation permanente
d'immigration.
C'est pourquoi la Coordination européenne pour le droit
des étrangers à vivre en famille n'est pas favorable à
l'instauration d'un cadre législatif communautaire en matière
d'immigration économique qui privilégie une conception
utilitariste du migrant ; conception qui favorise la
précarisation de son statut, qui conduit à le placer dans des
conditions d'infra droit par rapport aux ressortissants
d'états membres de l'Union et qui retarde inutilement et
dangereusement le processus d'intégration sociale et
économique.
La coordination souhaite donc émettre les
recommandations suivantes:
-
le statut de séjour des travailleurs étrangers (et les droits
qui y sont liés) doit pouvoir être stabilisé dans un délai
rapide après l'entrée sur le territoire. Une telle stabilité
est de nature à les protéger des contraintes et chantages que
pourraient exercer les employeurs à leur encontre et à
favoriser leur intégration.
La Coordination est réservée quant à l'instauration d'un
système qui subordonne l'admission au besoin économique.
Cependant, si un tel système était privilégié, la condition
du besoin économique ne devrait pas être appliquée à
l'expiration du permis de travail si le contrat de travail a
été ou doit être renouvelé ; un tel système renforçant
la précarisation du travailleur étranger.
-
Dans ce même but, la mobilité du travailleur ne devrait pas
être limitée.
-
L'exemple des Etats-Unis mentionné plus haut des
" travailleurs hôtes " dans certains pays européens
démontre la nécessité de reconnaître le droit au regroupement
familial des travailleurs ressortissants de pays tiers, dans
les mêmes conditions que celles fixées pour les citoyens de
l'Union européenne, quelle que soit la durée du séjour des
intéressés.
-
En outre, des droits sociaux équivalents à ceux dont
bénéficient les nationaux et a fortiori les ressortissants de
l'Union doivent leur être reconnus ( sécurité sociale,
éducation, logement..).
L'élaboration d'une politique communautaire en matière
d'immigration économique doit en outre veiller à ne pas
exclure de son application les ressortissants d'états tiers
résidant légalement ou non dans un état membre de l'Union et
qui y travaillent illégalement ou qui sont soumis à des
contrats précaires. L'instauration d'un système de quotas
risque de conduire à l'exclusion de ceux qui, parmi eux, ne
rentrent pas dans une des filières professionnelles
déterminées.
[1] O. BENYAHIA-KOUIDER, "
Immigration. L'Allemagne renonce à fixer des seuils d'accueil
", lu sur le site Internet du Quotidien Libération du 17
janvier 2005
[2] Informations extraites
du journal le Monde des 14, 17 et 20 janvier 2005.
[3] P.RICHE, " Immigration.
Aux Etats-Unis, un système qui a forgé le pays ", lu sur le
site Internet du Quotidien Libération du 17 janvier 2005.
[4] A. REA " Exigences
utilitaristes en Belgique " in Plein Droit, la Revue du GISTI,
" Immigrés, mode d'emploi ", n°61, juin 2004.
[5] F. BRUN " Sans-papiers,
mais pas sans emploi ", in Plein Droit, La Revue du GISTI n°
61, op.cit., pp 8 et suiv.
[6] A. MORICE, " Le nouveau
marché du placement et les travailleurs étrangers ", Semaine
Sociale Lamy, 6 décembre 2004, n° 1193, pp.7 et suiv.
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3a. Plate-forme
européenne pour les droits des travailleurs migrants
PO Box 22 – 9820 Merelbeke/Belgio
Tel. ++32-9-3240092
info@december18.net
Les droits de l'homme sont essentiels à la
politique de migration économique
le 07 avril 2005
Les membres de la Plate-forme européenne pour les droits des
travailleurs migrants (PEDTM) se félicitent de l'initiative de
la Commission européenne de relancer le débat sur la migration
économique. Même si les membres de la Plate-forme présenteront
leurs commentaires propres sur le Livre Vert – sur la base des
consultations et discussions avec leurs membres et partenaires
– nous tenons à souligner tous ensemble la nécessité d'une
approche basée sur les droits, à la différence de l'approche
utilitariste prônée par la Commission.
La migration économique devrait, à notre sens, être placée
clairement dans le contexte de la mondialisation et de la
lutte contre la pauvreté car la migration internationale
résulte souvent d'inégalités économiques et sociales entre les
pays pauvres et les pays riches. Les droits des individus et
les préoccupations des “pays développés” devraient donc
recevoir une place appropriée dans la réflexion menée, à côté
des motivations économiques de l'UE.
Un premier pas dans ce sens serait que l'UE encourage ses
Etats Membres à ratifier la Convention de l'ONU pour la
protection des droits de tous les travailleurs migrants et des
membres de leur famille, y compris les dispositions
facultatives de l'article 77 concernant les communications
individuelles. La Convention constitue un cadre reprenant des
normes minimales en matière de droits de l'homme approuvé par
la communauté internationale en 1990 avec son adoption par
l'Assemblée générale de l'ONU.
L'appel à la ratification universelle est appuyé par une
résolution du Parlement européen du 24 février 2005 et est
aussi reflété dans l'avis du Comité économique et social
européen du 30 juin 2004 (SOC/173).
Nous plaidons fermement – comme le Secrétaire général des
Nations Unies Kofi Annan dans son discours au Parlement
européen en janvier 2004 - pour que l'UE développe sa
politique de migration économique et les différentes
initiatives législatives en s'inspirant des principes de la
Convention.
Un des principes essentiels de la Convention de l'ONU est
précisément le fait que les travailleurs migrants sont
considérés comme des entités sociales à part entière avec des
familles et qu'il découle de cette reconnaissance certains
droits, notamment le droit au regroupement familial, à une
protection égale devant la loi et à un recours effectif en cas
de violation de leurs droits.
De plus, la Convention :
-
Reconnaît que les travailleurs migrants et les membres de
leur famille, étant des non-ressortissants résidant dans les
états d'emploi ou en transit, se trouvent souvent dans une
situation où ils sont dépourvus de protection de leurs droits
de l'homme fondamentaux.
-
Donne une définition internationale de “travailleur migrant”
et fixe des normes internationales pour leur traitement en
élaborant des droits de l'homme spécifiques aux travailleurs
migrants et aux membres de leur famille.
-
Réaffirme que les droits fondamentaux et la
non-discrimination par rapport à ces droits s'appliquent à
tous les travailleurs migrants, avec ou sans papiers.
-
Vise à jouer un rôle dans la prévention et l'élimination de
l'exploitation de tous les travailleurs migrants et des
membres de leur famille, y compris en mettant un terme aux
mouvements illégaux ou clandestins et aux situations
irrégulières.
Les Conventions de l'OIT – en particulier les Conventions 97
et 143 ainsi que la Convention européenne sur le statut
juridique des travailleurs migrants (Conseil de l'Europe) et
d'autres instruments internationaux et européens relatifs aux
droits de l'homme, comme la Convention européenne des droits
de l'homme, reprennent des normes supplémentaires qui
devraient être prises en considération dans l'élaboration par
l'UE du cadre de sa politique pour la migration
économique.
Les normes internationales devraient aussi servir de cadre
légal pour les Etats membres qui signent des accords
bilatéraux en matière de migration économique. Les mesures
bilatérales, régionales et internationales devraient être
complémentaires et se fonder sur les principes de droits de
l'homme développés au plan du droit international.
SIGNATAIRES
Agir ici, Caroline Maurel, Chargée de campagnes,
France
Amnesty International, Dick Oosting, Directeur du
Bureau européen
ARCI, Filippo Miraglia, Responsible nationale pour
l'immigration, Italie
ATMF - Association des Travailleurs Maghrébins de
France, Ali El Baz, France
Catholic Bishops' Conference of England and Wales,
John Joseet, Conseiller politique, Office for Refugee Policy,
Royaume-Uni
CEAR - Comissió Catalana d'Ajuda al Refugiat, Àgata
Sol Rueda, Coordinateur, Espagne
CEME – Commission des Eglises auprès des Migrants en
Europe, Doris Peschke, Secrétaire-générale, Belgique
Coordination européenne pour le droit des étrangers à
vivre en famille, Antonio Garatto, Président, Réseau
européen
December 18, René Plaetevoet, Président, Belgique
Emmaus International, Renzo Fior, Président,
France
GISTI – Groupe d'information et de soutien aux
immigrés, Marie Duflo, France
IMD Platform Vlaanderen, Myriam De Feyter,
Coordinateur, Belgique
IDHC – Institut de Drets Humans de Catalunya, Rosa
Oliveres, Espagne
JCWI – Joint Council for the Welfare of Immigrants,
Habib Rahman, Secrétaire exécutif, Royaume-Uni
Kerkwerk Multicultureel Samenleven (KMS), Didier
Vanderslycke, Belgique
Migrant Rights Centre, Siobhan O'Donoghue,
Coordinateur, Irelande
miXeurope, Helle Stenum, Directeur, Danemark
MRAP - Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié
entre les Peuples, Bernadette Hétier, France
PICUM, Nele Verbruggen, Coordinateur, Réseau
Européen
Projectgroep Migrantenweek, Nanneke Nix, Secrétaire,
Pays-bas
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3b. Réaction d'un groupe
d'associations européennes, françaises et portugaise au Livre
Vert.
Paris, le 5 Avril 2005
Monsieur le Directeur Général
Direction Générale Justice, Liberté et Sécurité
Commission européenne
Monsieur le Directeur général,
A la suite de la publication par votre Commission du "livre
vert sur une approche communautaire de la gestion des
migrations économiques" et de votre invitation aux parties
intéressées à envoyer leurs observations, nous vous
transmettons - en français et en anglais - les commentaires
ci-joints au nom des divers signataires:
http://www.gisti.org/doc/actions/2005/livre-vert/index.html
ou, en courrier attaché, PDF **
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur général, l'expression
de notre haute considération.
Pour le GISTI, au nom des signataires,
Patrick MONY (directeur) et Marie DUFLO
SIGNATAIRES
Europe
AEDH (FIDH-AE) - Association Européenne pour la défense
des Droits de l'Homme
Coordination Européenne pour le Droit des Etrangers à
Vivre en Famille
France
AEFTI - Association pour l'Enseignement et la
Formation des Travailleurs Immigrés et de leurs familles
Agir ici
ASIAD Association de Solidarité d'Information pour
l'Accès aux Droits
ATMF Association des Travailleurs Maghrébins de France
CATRED Collectif des Accidentés du Travail, Handicapés
et Retraités pour l'Egalité des Droits
CRID Centre de Recherche et d'Information pour le
Développement
ENAR France (European Network Against Racism)
FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec
les Travailleurs Immigrés)
Femmes de la terre
FTCR Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des
Deux Rives
GISTI Groupe d'Information et de Soutien des
Immigrés
IDD Immigration Démocratie Développement
LDH Ligue des Droits de l'Homme
MRAP Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié
entre les Peuples
RACORT Rassemblement des Associations Citoyennes des
Originaires de Turquie
SNPM Service National de la Pastorale des Migrants
Fédération des syndicats SUD Education
Union syndicale SOLIDAIRES
Portugal
CPPC (collectif portugais pour une pleine citoyenneté)
** TEXTES:
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3c. Comments by other
Networks and associations to the European Commission's Green
Paper on Economic Migration
-
Caritas Europa - CCME: Churches' Commission for Migrants in
Europe
COMECE: Commission of Bishops' Conferences of the European
Community
ICMC: International Catholic Migration Commission
QCEA: Quaker Council for European Affairs
-
JCWI: Joint Council for the Welfare of Immigrants submission
on the European Commission Green Paper on an EU approach to
managing economic migration
-
December 18 comments
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The Migrant Rights Centre Ireland (MRCI) comments
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